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Abonnements "Onde verte"

S'agit-il de subventionner sa clientèle ou de travailler au bien commun ?

 

 

Derrière l'unanimité de façade se cache parfois de vilains détails. Réuni le 1er octobre 2009 pour examiner le subventionnement des abonnements de transport public des élèves de ses écoles, le Conseil général s'est rallié au projet du Conseil communal dans une apparente unanimité du vote final. La dégustation des propos exprimés avant l'entrée en matière vaut pourtant son pesant de cacahuète.

 

Le projet du Conseil communal a d'emblée convaincu le PLRT. Il requiert des écoliers habitant à moins d'un kilomètre de leur lieu de scolarisation qu'ils renoncent au transport motorisé. C'est indispensable pour que nos enfants prennent l'habitude de marcher et d'ainsi entraîner leur corps tout en contribuant à la réduction des émissions de CO2 et du trafic autour des bâtiments scolaires. Le projet subventionne ensuite les abonnements annuels des enfants dont le domicile est plus éloigné dégressivement en fonction du revenu de leurs parents. C'est également indispensable pour supporter les moins nantis d'entre nous afin que la natalité puis la scolarité ne soit pas un fardeau insurmontable. A chaque échelon de subventionnement, le projet laisse enfin une charge résiduelle à chaque famille. C'est tout aussi indispensable car l'abonnement est utilisable sur une large zone allant du Landeron à Bevaix et également hors des périodes de scolarisation. Ces avantages doivent avoir un coût, même modeste.

 

Le PLRT aura été bien seul à soutenir sans conditions ni remise en question le projet bien ficelé du Conseil communal. Tant l'Entente que le Parti socialiste se sont vite offusqués. L'un pour signaler qu'une minorité de ses membres se chagrine que les familles dont le revenu imposable est supérieur à CHF 90'000.- bénéficient également d'une subvention plafonnée à 15% du coût des abonnements. L'autre pour relever qu'une minorité aurait souhaité la gratuité pour les revenus imposables les plus faibles.

 

Ces objections nous désolent. Que les revenus les plus conséquents reçoivent une subvention modeste relève de l'égalité de traitement. Il est dommage que cela ait échappé à certains. Et que l'on pousse au tout gratuit témoigne une fois encore que l'on préfère des citoyens assistés, inconscients de la valeur des choses et rendus peu responsables de leurs décisions et de leurs choix de domicile. Fort heureusement, ces arguments sont restés au niveau des gesticulations oratoires. Ce sont pourtant dans les deux cas des visions auxquelles nous nous opposons car elles servent une clientèle particulière et ne poursuivent pas l'idée d'une gestion équitable et responsable de la collectivité.